Préparatifs voyage

 
Entre l'idée et la réalisation, il y a un monde, presque aussi grand que celui qu'on va parcourir...
La préparation, disons le tout net, n'est ni de tout repos, ni exempt de stress et de doutes ! Surtout pour nous qui nous sommes réellement décidés 4 mois avant. Le seul regret de cette décision relativement tardive, c'est qu'elle ne nous a pas vraiment permis de "rêver" notre voyage à l'avance, pris que nous étions dans les contraintes de la préparation.
Car cela prend du temps, de l'énergie, mais c'est une étape indispensable qui fait partie intégrante du voyage.
On mesurera son efficacité à l'esprit tranquille qui nous animera pendant le voyage !

Cette rubrique est dédiée à tous ceux qui semblaient étonnés de notre effervescence, de notre stress, et de notre non-disponibilité à certains moments, voilà à quoi nous avons passé nos dernières semaines en France ! En plus d’aller dire au-revoir à tous ceux qu’on aime, et encore, on n’a pas pu voir tout le monde
 
 
La santé
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Les vaccins...

Il faut bien y passer. La question est : sont-ils tous nécessaires et obligatoires ?  car ils sont tous relativement onéreux et pas anodins pour la santé. Certains sont remboursés (ceux nécessaires en France), d'autres pas. Pour le choix, tout dépend bien sûr des pays traversés, voire même de la période où on les traverse (ex pour l'encéphalite japonaise)...Rv donc dans un centre de vaccination (pour nous au CHU de Nantes) où le docteur maison, spécialiste de ces questions, se fera un plaisir de vous renseigner. La consultation du site du ministère des Affaires étrangères vous donnera également en cours de voyage, les conseils actualisés.

Il s'agit bien de conseil, car en la matière le choix vous appartient, hormis la fièvre jaune (et pas partout), rien n'est strictement obligatoire...

Au final, voici les vaccins que nous avons faits : DTpolio, ROR pour les enfants, hépatite A, hépatite B, tiphoïde, fièvre jaune, rage.

Entre les sérologies (pour voir si on ne serait pas déjà immunisé contre les hépatites … houra ! c’est le cas pour Richard et moi), et les triples injections pour certains vaccins (hépatite B et rage), on passe notre vie chez le médecin, et aussi chez le pharmacien, qui évidemment, n’a jamais tous les vaccins en stock !

On réagit tous très bien, les enfants sont courageux et ne pleurent jamais, pas besoin de patch anti-douleur avec eux !

Nous emmenons également un traitement temporaire de lariam (contre le paludisme) pour le Cambodge, des moustiquaires et du répulsif à moustiques en poudre à incorporer dans la machine à laver. Et puis l'inévitable (lourde et encombrante) trousse à pharmacie. Enfin, nous y avons rajouté, une gourde miracle, capable de transformer instantanément l'eau du Gange en eau potable, sans aucun risque pour la santé (gourde-filtre Katadyn : coût 59 € - au Vieux Campeur à Panam ou chez Nature et Découverte pour les provinciaux). 

Coût global "santé" (non remboursé) incluant les visites répétées chez le médecin, dentiste, ophtalmo et autres bio-énergéticienne (!!) : 1000 €

 


La scolarité 
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La question ne fut pas simple à régler.

Luc et Maud ayant respectivement 8 et 5 ans, la question de leur scolarité pendant cette année de voyage se posait.

Dans notre tête, 2 choses étaient évidentes : nous ne souhaitions pas qu’ils perdent une année et ne puissent intégrer à leur retour la classe de leur groupe d’âge, pour Luc le CM1 et pour Maud le CP,

Et nous voulions assurer nous-mêmes l’enseignement, sans passer par le CNED, dont le système nous paraît trop contraignant dans le cadre d’un voyage itinérant comme le notre.

Les étapes que nous avons franchies :

-la déclaration sur l’honneur adressée au Maire de notre Commune de résidence (Rezé) attestant que nous nous engagions à faire suivre à nos 2 enfants le programme de leur classe respective (le Maire est garant depuis Jules Ferry de la scolarisation des enfants sur sa Commune),

-les rencontres avec les directeurs respectifs des écoles des enfants,

-les appels répétés de Richard auprès de l’Inspection Académique : les affaires se présentaient mal puisque l’inspecteur insistait pour que Luc suive un enseignement à distance par le CNED,

-les recherches faites sur Internet sur la réglementation en vigueur dans ce domaine où nous avons appris qu’il n’ y  avait aucune obligation à passer par le CNED,

-le courrier envoyé à l’Inspection Académique exposant notre motivation à assurer nous-mêmes l’enseignement et la méthode que nous allions utiliser,

-l’accord donné (oralement) par l’Inspection Académique (ouf !)

-la rencontre avec l’instituteur de Luc qui nous a remis 4 livres (aie ! aie ! aie ! il va falloir porter tout ça) et un paquet de fiches. Merci donc à Mr Lemerle qui s’est spécialement déplacé pour nous remettre tout ceci à domicile !

 -pour Maud, c’est plus simple, ça tient sur une page recto-verso (un condensé très précis de tous les exercices que Luc avait fait lui-même en grande section) + 2 cahiers de vacances.

-et pour les deux enfants, des fiches auto-produites sur la gestion de l’eau, la géographie, les différents types d’habitats, la faune rencontrée,

 Et on verra à notre retour lors de l’évaluation si les enfants sont prêts à passer dans la classe supérieure.

 


le boulot des parents
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-Richard est directeur de MJC, il a obtenu une disponibilité d’un an. Le hic, c’est qu’au retour, il est probable que les seuls postes qui lui seront proposés se situeront en Lorraine (il y en a plein là-bas). Or, pour ceux qui nous connaissent, rappelez-vous, nous avons joué pendant 8 ans au chat et à la souris, ne trouvant jamais chacun un poste au même endroit. Recommencer ce mauvais trip, très peu pour nous. Donc, on verra, mais ce n’est pas gagné pour Richard.

-Véro est fonctionnaire territoriale, et sera également en disponibilité. Elle retrouvera un poste équivalent au sien dans sa mairie (actuellement, elle travaille aux finances).

 


l'itinéraire 
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Il a beaucoup bougé, car il fallait intégrer un tas de contraintes : les saisons, les circuits aériens (pas évident de passer de la Jordanie au Sri Lanka par exemple, alors qu’à priori, c’est « sur la route »), nos desiderata personnelles, les conditions sanitaires …

Après des soirées entières passées dans les guides Lonely Planet, ou le Routard (nous avons dévalisé la médiathèque de Rezé) et sur Internet, nous avons arrêté notre périple.

Ce sera l’Amérique du Sud puis l’Asie.

Et dans ce sens là (d’abord l’Amérique du Sud puis l’Asie) car il suit le rythme des meilleures saisons pour nous.

  S’est ensuivie toute une période de peaufinage de l’itinéraire : par où on passe, prend-on les transports terrestres ou l’avion pour aller de tel à tel endroit.

Et là, on s’est inspirés de ceux qui nous ont précédé, des blogs de familles voyageuses glanées sur Internet, en essayant de ne pas reproduire certaines erreurs, comme celles de vouloir en voir trop et de sombrer dans l’indigestion.

Bref, le circuit a été (définitivement) bouclé fin juin.


les billets d'avion
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Pas une mince  affaire. Car c’est un billet tour du monde qu’il nous fallait.

Des billets existaient déjà, des sortes de forfaits qui ne nous plaisaient pas, car ils intégraient surtout des pays où on ne voulait pas aller, style Australie, USA, Thaïlande, Japon.

Nous, on en voulait un « maison « !

Mais ça coûte beaucoup plus cher !

 Les agences de voyage consultées étaient un peu perdues. Certaines interrogées ne nous ont jamais répondu, d’autres l’ont fait mais avec des prix disproportionnés par rapport à notre budget (exemple, Nouvelles Frontières, très sympa, mais aussi très cher).

Nous avons choisi, comme un grand nombre de voyageurs, l’agence « Connaisseurs du voyage », les spécialistes situés à Paris. Après avoir établi avec eux plusieurs itinéraires via Internet et pris connaissance des différents devis,  Richard s’est déplacé début juillet pour les rencontrer et revenir (enfin !) avec le billet tour du monde ! Un grand moment ! Même si ce n’était qu’une photocopie en attendant les vrais billets qui arriveront en août, un autre grand moment, à nous les frissons !

Ca nous a coûté 11.000 euros pour 4, ce qui est super compte tenu de tous les vols intérieurs qu’on a et des prix proposés par les concurrents (toujours + de 15.000 euros). Je crois que Richard a bien négocié sur ce coup là, en tout cas, il en est persuadé !

 


les assurances 
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autre grande découverte !

Par assurances, nous entendons :

-l'assistance : le remboursement des frais médicaux  (pharmacie, médecins, hospitalisation), le rapatriement médical du malade (ou du corps) avec prise en charge des autres membres de la famille ...

-les assurances classiques, style responsabilité civile (corporel et matériel), assurances bagages...

Oui, il faut songer aux frais de santé, non remboursés par la sécu (hors zone Europe), ni par nos complémentaires santé (même raison).

Evidemment, quand nous partions en routard tous les 2, cette question ne nous effleurait même pas l’esprit. Mais maintenant, à notre âge ( !), et surtout avec nos enfants, il serait inconscient de ne pas nous en préoccuper.

C’est vrai que ce voyage n’est vraiment pas organisé dans l’insouciance qui nous caractérisait encore il y a une 10aine d’années. Là, tout est soupesé !

 La carte Visa 1er, que nous avons prise spécialement pour le voyage, nous couvre les 3 1ers mois, (elle couvre d’ailleurs plutôt bien, à priori !...) pour l’assistance (la santé) et 6 mois pour les assurances. Mais ensuite, plus rien.

Aucune des cartes bancaires existantes sur le marché ne couvre au-delà de ces 3 et 6 mois. 

Il faut donc trouver une assurance relais.

Les assurances consultées par internet ou par téléphone ne couvrent en général que pour 60, voire 90 jours. C’est inadapté à notre situation.

3 restent finalement en lisse, et c’est là-aussi très coûteux,

-365 euros par mois avec une très bonne couverture pour AXA,

-180 euros par mois avec une bonne couverture (mais pas d’assurance bagages) pour AVI

-100 euros par mois pour Fidelia-assistance (sans assurance bagage et sans responsabilté civile). Nous choisissons Fidelia, que nous complétons avec une responsabilité civile prise chez MMA.

Notre budget est grignoté à vue d’œil, heureusement que nous épargnions depuis quelques années !

 


le matériel
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Qu’allons-nous emmener …

Nous partons sac au dos, ce qui signifie un grand sac à dos pour chaque adulte, 65 litres pour Véro, 75 litres pour Richard,

+ 4 petits sacs à dos : chaque enfant aura le sien, et les adultes porteront le leur sur le ventre.

Les sacs à dos de qualité étant très chers (à partir de 250 euros), nous avons opté pour la gamme moyenne, et avons en plus investi dans 2 sur-sacs étanches et solides dans lesquels nous enfermerons nos grands sacs à dos, ce qui les protègera de l’humidité et d’éventuelles agressions au couteau, fréquentes parait-il en Amérique du Sud … 

Dedans en vrac, moustiquaires, 4 draps de soie, 2 petites serviettes de toilettes (celles qui ressemblent à des éponges, et qui sèchent en un temps record), 2 petites serviettes de plage, des sandales de marche (nous voyagerons avec nos vraies chaussures de randonnées aux pieds), une polaire chaude chacun, une paire de chaussette de ski chacun, voire un bonnet et des gants (nous aurons très froid au début dans la Cordillère des Andes, puis en Patagonie), une veste étanche, 1 pantalon, un pantacourt, 1 short, sous-pull à col roulé etc + quelques affaires pour quand nous arriverons en pays chauds (paréos, maillots, casquettes etc).

Nous allons essayer de prendre le minimum (y arriverons-nous ?) et acheter ensuite sur place.
En dehors des fringues, il y a la (les ?) trousse(s) à pharmacie, les affaires de toilette, 1 ou 2 guides de voyage, le guide de conversation latino-américain, 1 bouquin chacun, quelques jeux de société de voyage, le nécessaire pour écrire et dessiner, les bouquins scolaires de Luc, les gourdes, les gadgets des uns et des autres (lecteur MP3, torches, jumelles, stylo enregistreur...). Bref un vrai capharnaüm qu’il va falloir porter sur le dos pendant 10 mois. 

Ce qui est clair, c’est qu’on enverra régulièrement en France des colis contenant des achats, des fringues et des guides de voyage dont on n’a plus l’usage…

Et qu’on se fera envoyer dans certains pays, en poste restante, les guides ou tout autre objet utile, dont on aura besoin.

Merci la Poste, et merci Internet, et merci Michel qui nous servira de relais en France.

Si nous parlons  matériel, n’oublions pas le plus important, celui qui nous ancre dans la réalité du 21ème siècle : l’ordinateur ultra-portable (et ultra-performant !), la caméra numérique dernier cri, et le réflex numérique + zoom,

 Le tout négocié de main de maître par Richard à la FNAC (-10 % !).

Richard a passé des heures d’analyse poussée de tous les nouveaux produits (« Que Choisir », sites internet, magasins spécialisés), et il est très content de son choix. Maintenant, va falloir veiller à ne pas nous les faire piquer en voyage …

 


la maison 
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C’est le plus gros souci.

Nous sommes locataires de notre maison depuis 8 ans. Nous l’aimons beaucoup et apprécions surtout le voisinage immédiat, la situation en impasse. C’est un vaste terrain de jeux pour les enfants, et pour les adultes, le lieu de rencontres du soir, où après une journée de travail, chacun vient se détendre et discuter. Un vrai luxe, la place du village dans une grande ville. Sans compter toutes les fêtes ensemble.

Mais voilà, impossible d’épargner pour le grand voyage et acheter une maison, il fallait faire un choix.

Nous avons tenté de la sous-louer, d’abord à quelqu’un que nous connaîtrions, mais personne n’était intéressé. A notre âge et dans nos relations, tout le monde (ou presque) est propriétaire.

Ensuite, petites annonces déposées, à l’école d’infirmières, sur le site internet du CROUS, sur d’autres sites gratuits. Ca ne collait jamais. Mais jusqu’au bout, nous y avons cru.

Nous avons même pensé à l’acheter. Rencontres de banquiers, estimations, comparaisons, c’était dur, dur au niveau budget, d’autant que le prix des maisons sur l’agglo nantaise est complètement prohibitif.

Finalement, de guerre lasse, nous avons abandonné le projet. Ca nous a presque rendu malades, et Luc le digère aussi très difficilement. C’est une page qui se tourne, malgré nous, mais on ne peut tout maîtriser. Impossible d’aller à l’encontre du courant qui s’impose  à nous.

Au retour, nous chercherons à nouveau un logement.

En attendant, il faut déménager 8 ans de bazar entassé, faire le tri de ce qu’on jette et entreposer tout le reste dans le hangar de Momo (merci Momo).

 


l'argent
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-Carte visa 1er pour Richard  et Mastercard pour Véro

L’intérêt de la Visa 1er réside dans les plafonds de retrait, plus élevés que ceux de la Mastercard, et surtout dans les assurances offertes.

Merci Internet car nous pourrons consulter et faire nos virements entre comptes à l’autre bout du monde.

On part aussi avec des dollars et des travellers chèques.

 


le divers 
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-acheter tous les guides de voyage, une fois le trajet bien  arrêté

-faire en express les passeports individuels des enfants, car nous passons par les USA (Los Angeles), pour tous les autres pays, le passeport familial suffisait,

-faire faire les permis de conduire internationaux en Préfecture,

-résilier tous les contrats (téléphonie mobile, fixe, internet, eau, gaz, électricité, assurance habitation, assurances des voitures, abonnements divers)

-décaler notre déclaration d’impôt sur le revenu au mois de juillet 2007 : les services fiscaux sont au courant et nous donnent le feu vert,

-s’occuper de la procuration pour les élections présidentielles, c’est au commissariat de police que ça se passe,

-et de la procuration pour retirer les colis à la Poste,

-et de la procuration pour régler les quelques factures oubliées après notre départ,

-scanner tous les documents importants (passeports, billets d’avions etc),

-et préparer ce blog, puis l'alimenter tout au long du voyage...


 
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