Ce soir pour la 1ère fois depuis le depart un grand doute m'assaille. Fallait-il partir ? Et maintenant, faut-il rester ? Comment reagir quand les choses ne se passent pas comme prevu ? Quand tout semble pour le moins compromis ? Quand le sort semble s'acharner contre nous ? Le feuilleton de l'automne va-t-il toucher à sa fin ? Saurons-nous faire les bons choix ? La situation est difficile, les enjeux sont importants. Quelle est la voie de la sagesse dans cette aventure qui en est, ou qui s'en veut, si eloignee ?
Vues de France, nos tergiversations doivent sembler bien futiles et les decisions faciles à prendre. Mais pour nous, dans notre quotidien bolivien, la realite est toute autre. Ce choix de partir a ete tellement mûri, construit et accompagne de decisions importantes que la perspective de rentrer après 2 mois de voyage nous paraît impensable. Il faut pourtant s'y resoudre pour Vero, nous n'avons plus le choix. Aucun des traitements pris (même ceux valides par les medecins francais d'Europe-Assistance) n'a rien donne. Il lui faut consulter en France et aller benir cette ophtalmo qui nous a laisse partir...
Mais pour les enfants et moi-même, quel est le meilleur choix ? Rentrer, accompagner Vero dans son epreuve et preparer le prochain depart ? Continuer, suivre le parcours prevu dans l'attente de son prochain retour, une fois remise ? La famille doit-elle rester unie jusqu'au bout, une et entière, où ses membres ont-ils une vie propre et autonome ? Notre presence peut-elle être benefique à son retablissement ou les parents, les amis et la medecine francaise y suffiront-ils ?
La question du coût, bien que secondaire, ne peut-être ecartee non plus.
Avant de nous decider, attendons de voir le resultat de nos pourparlers avec Europe-Assistance...